Bouchons à champagne

Un peu d’histoire

Dom Pérignon

On attribue communément la découverte de l’utilisation du liège comme mode de bouchage des vins de Champagne à Pierre Pérignon (1638-1715), dit Dom Pérignon, moine bénédictin. Il officiait à l’abbaye d’Hautvillers (près d’Epernay) où il était en charge des domaines, et donc des vignes, et des pressoirs de l’abbaye.

Œnologue avant l’heure, on lui reconnaît notamment l’invention de l’assemblage des raisins, mais aussi et surtout l’invention de la fermentation en bouteilles, donnant ainsi naissance à la « méthode champenoise »…

A cette époque, les flacons sont obturés par des chevilles de bois garnies d’étoupe imbibées d’huile…A la recherche d’un moyen plus fiable, Dom Pérignon aurait remarqué que certains de ces visiteurs, des moines revenant de pèlerinage en Espagne, utilisaient de petits morceaux de liège pour fermer leurs gourdes. Il aurait ainsi reproduit ce procédé avec l’ajout d’une ficelle de chanvre pour maintenir le bouchon sur la bouteille.

L’usage du bouchon Liège s’est ensuite répandu, conjointement avec l’avènement de la bouteille en verre, issue des techniques anglaises de soufflage du verre.

Le liège s’est rapidement montré comme le matériau idéal pour le bouchage, car c’est une matière élastique, imperméable et imputrescible. Puis, au-delà de ses grandes qualité d’étanchéité, on constata rapidement que le goût du vin se bonifiait, que les saveurs se prononçaient au fil du temps. Le principe du vieillissement en bouteille devint l'une des préoccupations majeures des amateurs. Sans le bouchon en Liège, cet art de la conservation et du vieillissement n'aurait pas atteint les sommets de raffinement qu'on lui connaît aujourd'hui.

Production du liège

Le chêne-liège (Quercus Suber) est une essence typiquement méditerranéenne par sa distribution et par ses qualités biologiques. On le trouve uniquement dans le bassin méditerranéen occidental: Espagne et Portugal, Sud de la France, Corse, Italie, et Afrique du Nord.

L’arbre a une croissance très lente, et ce n’est qu’à partir de 35-40 ans que l’on obtiendra du liège propre à la fabrication du bouchon. Ensuite le temps qu’une écorce suffisante repousse, les récoltes auront lieu tous les 9 ans minimum sur chaque arbre.

Protégé par son écorce, l’arbre résistera aux fortes chaleurs de l’été, aux froids de l’hiver et aux incendies…

Description du bouchon

Aujourd’hui le bouchon de Champagne est composé de 2 parties :

  • des « rondelles » en Liège naturel, pour la partie qui sera en contact avec le vin ;
  • un « manche aggloméré », constituant le corps du bouchon et assurant l’étanchéité.

Pour les bouchons Champagne, on utilise du liège dit « mince » présentant une très forte densité, ce qui permettra de tenir et résister à la pression dégagée par le vin de Champagne

Toutes les définitions et caractéristiques des bouchons sont présentées dans le « Guide Qualité Bouchon Liège », document réalisé conjointement par notre Syndicat et le CIVC (Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne).

Le bouchon est livré aux producteurs de Champagne sous forme de cylindre : son introduction dans le goulot des bouteilles de Champagne lui donnera cette célèbre forme « Champignon ».

Les Fonctions du bouchons Liège

La fonction première du bouchon est d’assurer l’étanchéité de la bouteille, conjointement avec le muselet.

Ensuite, le bouchon permet le bon vieillissement du vin pendant toute la durée de vie du produit, sans en altérer le contenu.

Par ailleurs, le bouchon doit :

  • Assurer de manière optimale toutes les opérations techniques d’utilisation et de mise en œuvre.
  • Permettre un débouchage aisé, c’est à dire sans difficulté et parfaitement contrôlable.
  • Participer à la présentation commerciale du produit.